Londres, what else ?

P1100524A bien des égards, je me sens plus Britannique que Français. Du fait de mes origines nordistes, et de toute cette musique pop anglo-saxonne qui envahit mes oreilles et mes étagères, sans doute. Et puis, j’aime le football, ce qui, en France, correspond à avouer un vice honteux ou une maladie gênante. De fait, quand je vais à Londres, je m’y sens comme à la maison. J’ai eu l’occasion de le revérifier hier, lors d’une journée passée à y crapahuter allégrement (et sous des trombes d’eau, bien entendu). Mais pourquoi Londres est-ce si bien, au fait ?

D’abord, parce qu’une fois passé sous la Manche, on arrive à la gare de Saint-Pancras, coincée entre celle de King’s Cross et la British Library. Sans doute une des plus grandes et belles voûtes ferroviaires du monde. Un chef-d’œuvre des débuts du train. Une cathédrale qui avait été laissée à l’abandon au fil des années. Et qui s’est mise à revivre avec l’Eurostar… et avec les commerces qui s’y sont installés au sous-sol.

P1100496La gare fait partie d’un bâtiment magistral, dans un style néo-gothique impressionnant. Il date de la deuxième moitié du XIXe, à cette époque industrielle où les compagnies ferroviaires se tiraient la bourre pour séduire les clientèles fortunées avec des gares, intégrées à des ensembles contenant des hôtels luxueux. Le lieu a été longtemps inoccupé, on y tournait des films, entre autre. C’est redevenu un hôtel. Il fut question, un temps, de le raser. Merci à ceux qui ont empêché cette folie.

IMG_20140129_114840P1100500P1100502Parce qu’à Londres, on aime dédier des statues à des personnalités, mais aussi à des chèvres :

P1100521Parce que Londres est vaste, et parce qu’on peut y revenir souvent et toujours découvrir de nouveaux endroits, comme le vieux marché de Spitalfields, dans l’East End. Où on peut manger dans un bon restau indien (histoire de sécher un peu après s’être pris des seaux de pluie).

P1100514Parce que Spitalfields et ses environs (Brick Lane, Aldgate, Shoreditch, Liverpool Street) sont un mélange de coins branchés (on y trouve des boutiques ultra tendance) et déglingués. C’est tout ce que j’aime à Londres : cette ambiance, ce mélange du riche et du populo, des vieilles briques des petites maisons avec le verre flambant neuf des immeubles récents, de l’architecture victorienne et des audaces contemporaines les plus poussées.

P1100522P1100526P1100528P1100534P1100539P1100544P1100530P1100538Parce qu’à Londres, le métro est bizarre, parfois difficile à comprendre (il vaut mieux bien regarder les plans, les panneaux et le nom des rames qui arrivent, puisque certaines lignes se partagent des quais, contrairement à Paris), avec ses stations étriqués et vieillottes, parées de briques ou de carrelages. Comme celle de Baker Street, célèbre pour son détective (que j’adore, et qui, au passage, ne prononce jamais le fameux « élémentaire »), où l’on trouve du bois un peu partout ! C’est à la mode et démodé en même temps, brut et raffiné. C’est anglais.

P1100546P1100549P1100552Parce qu’à Londres, il y a Camden Town. Un quartier unique, un îlot alternatif plein d’odeurs, de bruit, de gens, où tout le monde se mélange (punks, touristes, tatoués…) et où se trouve Camden Market, où fourmillent dans un joyeux bric à brac des boutiques de disques, de fringues vintage, de t-shirts, de multiples échoppes où l’on peut « manger un morceau ». C’est en brique, c’est dans son jus, un peu sale, une ville dans la ville.

P1100556P1100555P1100557Parce qu’à Londres, on finit sa journée avec une Guinness sirupeuse dans un pub, à l’abri des hallebardes pluvieuses et en découvrant que le serveur vous a rendu la monnaie avec un billet de 5 livres… écossaises, sans reine (ce que j’ignorais totalement).

P1100558P1100561Parce qu’à Londres, il y a des bus partout et tout le temps. Dont le 214, direction Bow Street via Finsbury. Arrêt à Saint-Pancras. Le temps de passer au Marks et Spencer se payer un sandwich au thon et concombre, au fromage et à la tomate (délicieux/savoureux) de se prendre un yaourt grec et un jus de pomme, et on remonte dans l’Eurostar. Rincé, enrhumé, et heureux.

Publicités

8 réflexions au sujet de « Londres, what else ? »

  1. Londres comme je l’ai découvert à mon premier voyage…
    Une ville magique, mystérieuse, féérique où même sous la pluie il y fait bon vivre.
    Merci pour cet article et pour les photos.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s