Dans la rue Juliette Dodu

Sans titrePetit passage improvisé, hier, du côté de la Butte Bergeyre, pour une promenade digestive. L’occasion de découvrir ce quartier de poche perché et verdoyant, où il me faudra revenir prendre des clichés avec autre chose que mon souffreteux Motorola Defy (et dont le futur défi sera bientôt de passer une demi-journée sans se décharger aux 3/4). En redescendant vers la gare de l’Est, j’ai croisé cette rue « Juliette Dodu ». La première femme a avoir reçu la médaille militaire et la Légion d’honneur à titre militaire, pour avoir héroïquement intercepté à 22 ans des dépêches télégraphiques prussiennes lors de la guerre de 1870, permettant de sauver des milliers de soldats. Une belle histoire, trop belle peut-être, puisqu’elle aurait été « montée » de toutes pièces par Le Figaro et son directeur de l’époque. Il fallait visiblement fabriquer des héros nationaux après la défaite française, la perte de l’Alsace-Lorraine, et les massacres des Communards. « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende » entend-on à la fin de L’homme qui tua Liberty Valance.

Londres, again

P1100842A Londres, il n’y a pas d’arrondissements, mais des districts, tels Islington. Et dans ces districts, des quartiers, comme Clerkenwell. Et dans ces quartiers se nichent parfois de petites rues, où se concentrent commerces et restaurants. C’est le cas d’Exmouth Market. On y trouve le café de poche Brill, où l’on peut manger des bagels (au Nutella, oui) acheter des disques et écouter les Pixies (merci). Où l’on voit une curieuse église, au style difficilement définissable, annonçant un Christ libérateur. Où l’on aperçoit une boutique de tatoueur du genre mystique, remplie de croix et de portraits du Christ (libérateur ou non, on ne sait). Où l’on voit des ‘pubs‘ inoxydables de la plus belle espèce. Où, le midi, parfois, les restaurants (même les Allemands) sortent leurs stands pour proposer des « lunchboxes », ces plats à emporter dans des boîtes. Que de très sérieux Bengalis vous proposent de remplir de TOUT ce que vous voulez pour 5 livres toutes rondes. Comme votre ventre, une fois ce roboratif déjeuner terminé.

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Par ici les bons tracas

Les tracas ne s’arrêtent jamais, dans la vie, c’est un fait. Et il faut bien leur trouver des noms pour les conjurer un peu, alors je me sacrifie pour la bonne cause. En voici trois nouveaux.

Capture d’écran 2014-01-04 à 19.56.05Bzizkriks (n) : raids répétés et impitoyables du moustique à 5 heures du matin.

Capture d’écran 2013-11-07 à 17.46.32Mener irbanche (v) : faire ses courses dans un supermarché qui était vide en entrant et qui est bondé au moment de passer en caisse.

Meustave (n) : interlocuteur qui parsème ses phrases d’anglicismes branchés dont vous n’avez jamais entendu parler. Ousse-meustave (n) : et qui recourt à d’autres anglicismes pour les expliquer.

Demain matin : revisser le lit

10154482_10152382633041054_6312890580959837883_nOuf, mon Victor de neveu n’a pas encore perdu le goût de rédiger des petits papiers. Apparemment perturbé par le couinement de son lit, il a annoncé le programme à son père pour le lendemain, tournevis à l’appui (au cas où ce ne serait pas suffisamment clair) : « revisér le lit », c’est à dire revisser les lattes du sommier. Ce billet me plaît tant, surtout avec cet accent aigu barré.