Dans la rue Juliette Dodu

Sans titrePetit passage improvisé, hier, du côté de la Butte Bergeyre, pour une promenade digestive. L’occasion de découvrir ce quartier de poche perché et verdoyant, où il me faudra revenir prendre des clichés avec autre chose que mon souffreteux Motorola Defy (et dont le futur défi sera bientôt de passer une demi-journée sans se décharger aux 3/4). En redescendant vers la gare de l’Est, j’ai croisé cette rue « Juliette Dodu ». La première femme a avoir reçu la médaille militaire et la Légion d’honneur à titre militaire, pour avoir héroïquement intercepté à 22 ans des dépêches télégraphiques prussiennes lors de la guerre de 1870, permettant de sauver des milliers de soldats. Une belle histoire, trop belle peut-être, puisqu’elle aurait été « montée » de toutes pièces par Le Figaro et son directeur de l’époque. Il fallait visiblement fabriquer des héros nationaux après la défaite française, la perte de l’Alsace-Lorraine, et les massacres des Communards. « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende » entend-on à la fin de L’homme qui tua Liberty Valance.

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