« C’est la vacances »

10494850_10152540405216054_580968165815006714_nSoyons francs, qu’espérer de mieux pour mettre ce blog au repos estival que cette touchante feuille placardée sur le rideau de fer d’une boutique de mon quartier (remarquez cette fermeture du 8 juillet à partir du 1er septembre) ? « Fermer le Fripi ». Voilà qui est chose faite. Oui, c’est donc « la vacances ». Baisser de rideau de ce 14 juillet à partir de je ne sais pas quand. « Et à tantôt » comme disent les Belges.

Et si vous êtes perdus sans le Fripi cet été, vous pourrez toujours appelez cette dame. Elle est responsable et attentive et s’occupera de vous.

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T-shirt, mon beau t-shirt

Capture d’écran 2014-07-07 à 18.48.04Si la musique de mes chers Smiths est inusable, il n’en va pas de même des t-shirts que j’avais fait faire sur mesure il y a 20 ans de cela, dans une boutique lilloise. Une adresse londonienne – joie d’Internet – m’a permis de me refaire un petit stock tout neuf de trois t-shirts, floqués d’images qui me sont chères : la pochette de Louder than bombs, celle du 45 tours Sheila take a bow et surtout, la photo du petit garçon mordant (avec concentration, ou frisson) dans une crème glacée. Posséder ce t-shirt était un rêve pour moi, n’ayant jamais eu cette image en main (ce n’était pas une pochette, et elle est quasi introuvable). La voir rééditée m’a fait frôler la crise cardiaque.

J’ai reçu le paquet ce matin, sans doute aussi heureux qu’un gosse devant une boîte de Playmobil, celle du navire de pirates par exemple. Les pochettes de leurs disques ont toujours renforcé l’amour inoxydable que je pouvais porter au quatuor de Manchester. Capture d’écran 2014-07-07 à 18.50.53Ces photos de gens parfois célèbres (Truman Capote, Elvis Presley, Jean Marais, et même Alain Delon) ou parfois méconnus (Billy Fury, Shelagh Delaney) – ont contribué à faire d’eux un groupe à part et à forger leur mythe. Cette photothèque vieillotte, classe et sobre, tranchait avec les expérimentations graphiques et visuelles des navrantes années 80, jamais avares de couleurs fluo ou d’effets kitsch. Sans oublier les expérimentations capillaires des groupes qui posaient en photo – les Smiths, eux, n’apparaissant jamais sur leurs disques, ce qui contribuait au mystère. Chaque pochette semblait sortie d’un tiroir oublié, venue nous susurrer des histoires passionnantes aux oreilles.

J’ai 41 ans, et si tout a vieilli en moi, j’ai visiblement gardé un bout de cette époque, où, à 20 ans, j’allais, vinyles sous le bras, me faire faire des t-shirts de mon groupe préféré. Je ne mets plus de posters dans ma chambre, mais j’ai toujours envie de me balader dans la rue avec ces pochettes de disques. Comme avant. Rien à voir avec une nostalgie quelconque. C’est de l’ordre de l’amour, palpable et bien vivant. Je  voudrais que jamais ça ne disparaisse, en fait.