Choses à montrer, ou à donner

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Quoi de mieux pour réactiver ce blog, mis en sommeil depuis un trop long moment (léger changement de vie oblige), qu’un de ces fameux petits mots de mon neveu de Victor ? Ces billets faits main que j’affectionne au point que je pourrais me les coller en intraveineuse, comme remède pour aller toujours (à peu près) bien. Cette fois, il est question de « choses à montrer ou à donner à Quentin ». (Avec ce dernier, le loustic a fondé une sorte de club de trottinettes local, les « Free stylers du 59 », alias les « LF5 » (ne me demandez pas où est passé le 9, ils n’ont pas su m’expliquer)). Cette enveloppe soucieuse d’organisation s’avère tout simplement magnifique, avec ce mystère  – les « choses » – et ces deux options – « à montrer » ou « à donner ». Elle rejoint un peu la préoccupation première de ce blog, qui était de servir de vide-poches des choses à montrer ou à donner (à lire). L’occasion faisant le larron, il était donc temps de remettre, au moins un tantinet, le fripi sur la trottinette des Internets.

Bilan à peu près inutile de l’année 2014

10155262_10152355588426054_6024764908008507782_nL’an dernier, je m’étais amusé à dresser un bilan personnel inutile des douze mois écoulés, en cette période où tout média y va de sa rétrospective et de ses top 10 et classements en tous genres. Je me suis demandé s’il fallait réitérer l’exercice, au risque de me répéter. Et puisqu’il peut y avoir du comique dans la répétition, je me suis dit que oui. Alors, allons-y, pour une liste non exhaustive, avec hauts, bas, moyennes et quelques futilités bienvenues.

– En 2014, j’ai eu fatalement 41 ans révolus. Je n’ai rien pu y faire, et dans quelques semaine, je n’aurai d’ailleurs plus jamais 41 ans. J’aurai 42 ans, et entrerai même dans ma 43ème année. Dire que j’ai été un jour traumatisé d’avoir 26 ans.
– J’ai beaucoup ri avec cette photo en noir et blanc, d’un adulte déguisé en lapin tenant dans ses bras velus deux enfants terrorisés. Il fallait que je la publie, même si je n’ai pas la source (pas davantage que celle de la famille Babar, de l’an dernier).
– Je me suis mis au yoga. J’ai découvert : 1) que ça me vidait totalement l’esprit (pendant une heure, ce qui est beaucoup pour moi) ; 2) que je ne sais pas faire une charrue complète (voir ici) ; 3) que je souffre d’une crampe aiguë au pied gauche dans certaines postures (information secondaire, j’admets). En parlant de yoga, j’ai appris récemment que certains pratiquaient ça sur l’eau, sur une planche de paddle. J’ai cru à une blague, mais non. A quand le karaté sur table de salon ? Le ping-pong sur glace ?
– Je n’ai toujours pas joué une seule fois à Candy Crush, ni à Clash of Clans. Je crois que j’ai plus d’affinités avec la broderie sur coussin.
– J’ai encore repoussé le moment où je devrai expliquer à ma mère à quoi sert Twitter. Je ne suis pas sûr d’avoir bien saisi moi-même. Mais le jour où viendra où je devrai affronter cette épreuve (elle a déjà commencé à me poser des questions sur Facebook).
– J’ai découvert l’existence de la ville de Mouais, meilleur nom de commune imaginable, 12775_10152818406281054_5002516983229453109_navec celui d’Angoisse. Bizou n’est pas très loin.
– J’ai compris qu’il y avait une activité plus inutile que lire un pensum néolibéral de Jacques Attali ou écouter Sophie de Menthon : écrire une lettre de motivation. Personne n’aime en écrire, et personne ne les lit. C’est un très grand mystère de civilisation, qui perdure.
– J’ai encore pu exercer un peu mon métier, contre vents et marées, avec quelques articles, comme celui-ci qui fut pas mal repris, celui-là ou celui-là.
– J’ai surmonté ma détestation – que dis-je, mon dégoût – pour les avions (que j’avais su éviter depuis 10 belles années) en me rendant à Madrid pour honorer une vieille promesse. faite à un ami. J’y ai trop peu dormi, trop bu et mangé, et en ai découvert les urgences à 6 heures du matin, pour qu’y soit recousue l’arcade dudit ami. Ah, folle jeunesse !
– J’ai encore inventé quelques tracas du quotidien, pour m’amuser, comme « berguler (v) : voir ses courses se mélanger avec celles de la personne qui vous précède à la caisse parce que celle-ci prend tout son temps pour les ranger ». Je suis assez fier du « froutz » aussi : « mouchoir en papier oublié dans la machine à laver et qui s’est répandu en petits morceaux, accrochés à tout le linge. Ousse-froutz (n.) : … et la machine contenait essentiellement du linge noir. »
– J’ai atteint presque 100 billets publiés sur ce blog et enregistré plus de 9 000 visites depuis 10154482_10152382633041054_6312890580959837883_nsa création. J’ai parlé, entre autre, d’un immeuble fantôme, de gens dont il ne faut pas souhaiter la mort, du 8 février 1973, de petites dames mortes (ou pas), de M. Thierry, un technicien de quartier, de frontière franco-belge, de petits mots de mon neveu, de Roger, mon ancien (et extra) coiffeur, du Red Star, de ma première console de jeu, de vitrines moches, de cailloux et d’une interview ratée avec un grand photographe. J’ai gratté les lignes comme ça me venait, sans contrainte aucune, et souvent d’une traite. Ce qui donne ce grand bric-à-brac sans cohérence ni ligne directrice. Tant mieux.
– J’ai vécu un grand chelem personnel, inénarrable ou presque, en voyant se produire en concert, à une semaine d’intervalle, Morrissey et Johnny Marr, deux de mes héros. Cœurs avec les mains !
– Trop souvent désespéré par l’état de ce monde, et par le sort réservé aux animaux, j’ai décidé de changer au moins une chose dans ma façon de vivre, et de tendre vers une alimentation végétarienne. J’ai découvert, de fait, les joies du boulghour, du quinoa, du tofu, du blé et des lentilles. Comme la vie parfois vous récompense, je n’ai pas eu à arrêter les nouilles et les frites.
– J’ai continué de détester de façon passionnée les scooters (il faudrait vraiment interdire ces machines de10710662_10152754516786054_3456019448190333659_n malheur). J’y ai ajouté en 2014 les adeptes des verbes impacter, ambiancer, solutionner, digitaliser, implémenter, focuser, targeter, ou des expressions informatico-marketing comme la bottom line, l’incentive, prendre le lead ou mettre dans le pipe. Je pleure aussi beaucoup la mort confirmer du passer composer en particulier, et de la langue française en général. Koi, keskiya ?
– J’ai découvert par accident la mystérieuse Maddy Genets et son ensemble (sur laquelle, fait notable, je n’ai trouvé quasi aucune information en ligne). La  pochette de disque hors normes semble sortie du cerveau malade de Pierre La Police. Miracle des Internets, la chanson « Petite fleur » peut s’écouter ici (gros moral exigé avant de se lancer).
– En 2014, j’ai pu lire un nouveau livre de Philippe Jaenada, Sulak, et écouter un nouvel album de Morrissey, World Peace is none of your business. Le bonheur peut tenir sur deux lignes, en résumé. (Dans Sulak, j’ai découvert l’histoire drôlissime et vraie de l’attaque de Jimmy Carter par un lapin aquatique, et j’ai vraiment ri plus qu’il ne fallait).
– J’ai eu tendance à faire « trop long » quand j’écris, comme aujourd’hui. Donc il est temps de conclure, avec cette belle surprise de fin d’année, le beau livre absurde de Tom Gauld, Vous êtes tous jaloux de mon jetpack. Et dont cette planche m’offre une parfaite conclusion à ce billet. A bientôt, en 2015. Restez-vous mêmes, mais pas trop non plus.

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PS : La source de l’image de la ville de « Mouais » est ici (sans que je sache si l’auteur(e) de ce blog est bien l’auteur(e) de la photo, mais on dirait que oui).

En voiture, Simone (et les autres)

Bon ben… Voilà, je me l’étais promis depuis longtemps, et cette fois, ça y est. J’ouvre un blog, mon « espace sur la Toile » (comme disent mes grandes amies les chaînes d’infos), moi qui ai passé presque 15 années à écrire pour des sites ou des journaux appartenant à d’autres. Ouvrir un blog, en 2013 ? Oui, ça a quelque chose d’un peu absurde, voire de « has been », à une époque où les « gens » aiment ceci ou cela en un éclair sur Facebook, dégainent leurs photos sur Instagram ou guettent avec anxiété les retweets sur leur timeline. Mais voilà, j’avais envie, pour plusieurs raisons, d’ouvrir un blog.

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Sur Facebook (et un peu sur Twitter) je m’essaie déjà à poster des remarques et des photos, souvent liées à mes observations de la vie quotidienne. Cela me sert en quelque sorte déjà de blog, de façon indirecte. Mais je ressentais le besoin de disposer d’un espace davantage formalisé, et qui servirait d’archive.

Ce blog, c’est l’occasion pour moi de me remettre à écrire, selon mes envies, et de poster mes photos – bien que je n’aie aucune compétence en la matière. Je n’ai pas vraiment de thème précis, genre « la meilleure façon de cuisiner des pâtes ». J’y parlerai sans doute de ce qui se passe dans mon quartier de Jules Joffrin à Paris, dans le 18ème. Des petits riens de la vie, des instantanés, des idées. Pas grand chose. J’avais d’ailleurs pensé appeler ce blog « Non, rien ». Ce sera sur un mode détaché, un peu léger, dans la lignée (malheureusement lointaine) de mon auteur fétiche, Philippe Jaenada. Celui qui a élevé l’utilisation de la parenthèse au rang d’art. J’espère avoir assez d’idées pour alimenter ce blog, et qu’il devienne un lieu d’échanges, comme une sorte de petit salon douillet (on peut rêver).

Ah oui, vous allez vous demander (si si) pourquoi ce nom de blog, « Encore un fripi ! » Hé bien, en fait, je m’amuse parfois à inventer des noms pour désigner un tracas, afin d’alimenter la page Facebook (non officielle) du « Baleinié, le dictionnaire des tracas ». Il y a quelques temps, j’avais ainsi défini le fripi, néologisme désignant un « petit bout de papier inutile et abîmé qui ressort en premier à chaque fois que vous videz votre poche de manteau et alors que vous pensiez l’avoir jeté ». Au moment de trouver un nom à ce blog, j’ai pensé au fripi. Ce truc là finit toujours par ressurgir ! Ce blog, en quelque sorte, sera mon vide-poche.

Guillaume.

PS : bon, tout n’est pas encore très clair pour moi avec WordPress. Impossible de créer ma rubrique « à propos », par exemple, j’ai dû passer 3 heures à chercher comment la créer. Alors soit je suis idiot (c’est possible), soit WordPress est mal foutu (et c’est possible aussi). Je suppose que je vais trouver une solution, mais là, je sèche…

PS2 : voilà, j’ai trouvé comment créer la page « A propos ». Je pense que d’ici à quelques années, j’aurai à peu près compris comment tourne WordPress.